À La Bête Humaine et à la galerie La Lison, nous avons toujours pensé nos espaces comme des lieux de création, mais aussi comme des lieux de visibilité, de dialogue et d’engagement. C’est dans cette continuité que nous avons le plaisir de présenter l’exposition Lesbians in their bedrooms de l’artiste The Mercury Experience, aka Lain, du 19 mai au 4 juin 2026.
Si cette exposition trouve naturellement sa place chez nous, c’est parce qu’elle fait écho à une conviction forte : les espaces artistiques doivent aussi être des espaces où les identités, les corps et les récits peuvent exister sans être réduits, jugés ou invisibilisés.
Créer un espace respectueux pour toutes les identités
En tant que salon de tatouage et galerie, nous sommes particulièrement sensibles à ces questions. Le tatouage, comme l’art, est un moyen d’expression profondément lié à l’identité, au corps et à l’histoire personnelle. Pourtant, ces milieux ne sont pas toujours exempts de discriminations. Les personnes LGBTQIA+ peuvent encore faire face à des formes d’exclusion, de stéréotypes ou d’invisibilisation, y compris dans des espaces qui se veulent alternatifs ou artistiques.
À La Bête Humaine, nous affirmons clairement notre position : notre studio est un espace inclusif, sûr et respectueux. Cela passe par le respect des prénoms et pronoms, l’absence de jugement sur les corps, les parcours ou les histoires personnelles, et une attention particulière portée au consentement, au confort et à la confidentialité.
Nous accueillons toutes les identités, tous les corps, toutes les histoires. Nous croyons que chacun·e doit pouvoir se sentir légitime, écouté·e et représenté·e, que ce soit à travers un projet artistique, un tatouage ou simplement en franchissant le seuil de notre porte.
Lesbians in their bedrooms : une immersion dans l’intime
Pensée comme une immersion dans l’intime, cette exposition explore la chambre comme espace central de construction de soi. Loin d’être un simple décor, elle devient ici un territoire vivant : un lieu de refuge, de création, de désir et d’affirmation. À travers la photographie, mais aussi la sérigraphie et la musique, Lain donne à voir des fragments de vies lesbiennes dans toute leur complexité entre douceur, puissance et résistance.
Débutée en 2023, la série Lesbians in their bedrooms rassemble des portraits réalisés à travers toute la France. Chaque image ouvre une porte sur un espace profondément personnel, où les identités lesbiennes se déploient sans filtre ni compromis. Ces chambres deviennent des mondes en soi, façonnés par celles et ceux qui les habitent, où l’intime est indissociablement lié au politique.

Lain, artiste pluridisciplinaire
Le travail de Lain s’inscrit dans une démarche plus large de mise en lumière des identités et des communautés lesbiennes, encore trop souvent invisibilisées dans le champ artistique et culturel. Diplômé des Beaux-Arts de Bourges, artiste pluridisciplinaire, il développe une pratique qui traverse la photographie argentique et polaroid, l’édition, la musique, la sérigraphie et la performance. Son engagement se prolonge également à travers des initiatives concrètes, comme la création de l’association Dyke’s Weapon ou de son label musical Sword, dédiés à la valorisation des artistes lesbiennes.
Avec cette exposition, il ne s’agit pas seulement de montrer des images, mais de proposer une expérience sensible et politique. Entrer dans ces chambres, c’est entrer dans des espaces où l’on aime, où l’on doute, où l’on crée, où l’on résiste. C’est aussi reconnaître que, pour beaucoup, ces espaces ont longtemps été les seuls où exister librement.

Une exposition engagée à la galerie La Lison
Soutenir cette exposition, c’est donc aussi affirmer cet engagement. C’est participer à rendre visibles des récits, des corps et des vécus qui ont trop longtemps été marginalisés. C’est créer des ponts entre les pratiques artistiques et les réalités sociales, entre l’intime et le collectif.
Nous vous invitons à venir découvrir Lesbians in their bedrooms, à prendre le temps de regarder, de ressentir, et peut-être de vous reconnaître, ou de mieux comprendre. Parce que l’art, comme les espaces que nous construisons, peut être un outil puissant pour faire évoluer les regards et ouvrir des possibles.